Les plantes de la lande



La valeur écologique et biologique exceptionnelle
des landes de La Poterie se traduit
par une diversité des espèces animales et végétales,
dont certaines associations constituent des raretés.

Ce qui frappe,
c’est d’abord la diversité des milieux

terrestres
ou palustres,

variables selon
la topographie, l’exposition, l’humidité,
et la qualité des sols.

Le passage progressif
des têtes de rocher aux pelouses,
puis aux landes d’humidité croissante,
puis aux tourbières,
permet de visualiser très concrètement cette diversité.

Les associations végétales sont très nombreuses.



Les landes et tourbières à choin noirâtre
en sont un exemple
des plus remarquables
par leur caractère particulier.


On dénombre plusieurs centaines d’espèces végétales,
parmi elles, des espèces liées
à des substrats plus ou moins saturés en carbone,

telles certaines orchidées ( platanthera bifolia, orchis laxiflora ).


On remarque, dans les tourbières alcalines
le choin noirâtre ( schoenus nigricans ),
le mouron d’eau ( samolus valerandi ),
ainsi que les curieuses utriculaires ( utricularia vulgaris ) des mares.


L’utriculaire


Flottante et dépourvue de racines,
l’utriculaire doit son nom
aux utricules ( petites outres )
portées par ses feuilles très découpées.


Ces organes se présentent
comme de petites vésicules
d’environ 3 mm, munies d’un opercule.

Ils permettent la flottaison et servent également de pièges :
les proies qui s’y trouvent emprisonnées
sont digérées par les enzymes sécrétées par les parois de l’utricule.

En juillet, des gaz emplissent les utricules
et les transforment en autant de poches aériennes ,
la plante remonte alors à la surface
et laisse apparaître une hampe rougeâtre
d’une quinzaine de centimètres

portant plusieurs fleurs jaune vif.

Après la fécondation,
une sécrétion de mucus emplit les utricules,

entraînant la plante sous l'eau.